Concours

attention!

bon...........
je fais ce blog afin de faire profiter a tous mon magnifique talent d'écriture *attaque spéciale : lancer de fleurs*
bon sans rire, la plupart des ecrits présents dans ce blog sont ou seront YAOI (pour les deux du fond qui auraient pas suivi, le yaoi decrit, plus ou moins explicitement, des relations amoureuses et/ou sexuelles ENTRE HOMMES ! vala vous êtes prevenus.)
avis aux homophobes ou en general ceux que les relations entre hommes rebutent, passez votre chemin avant d'être totalement choqués.
 Pour tous les autres j'espere que mes nouvelles vont plairont et n'hesitez pas à laisser des commentaires, même si elles ne vous plaisent pas (surtout si elles ne vous plaisent pas en fait, autant pas refaire les mêmes erreurs plusieurs fois, ne?)
 
attention aux jeunes :
on va pas polemiquer, mais certains des plus jeunes peuvent être choqués par quelques scènes, donc avant de lire ou de faire lire a votre petite soeur (surtout ca) une nouvelle, verifiez le genre de celle-ci
shonen-ai : c'est tout mignon, le plus trash qu'on puisse trouver la dedans etant un bisou (et encore, sans la langue^^) donc, tout public.
lemon : il y a des relation sexuelles explicitement decrites, réservés aux plus grands...
lime : les 3/4 de mes fics le sont, rien des tres explicite mais quand même, il y a des papouilles, des caresses, des léchouilles, etc...  c'est du lemon en édulcoré, donc verifiez quand même que votre petite soeur de 5ans 1/2 n'en lise pas.
 
voila si apres tout ça vous ne vous êtes pas enfuis, bonne lecture!
Ri-chan

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Jeudi 5 janvier 2006 4 05 /01 /Jan /2006 21:00

crossover saiyuki/saint seiya...hem hem...

Bon…comment dire…ce truc est totalement et irrémédiablement stupide…même si ça se voit pas encore. L’idée d’un crossover entre Saiyuki et Saint Seiya m’est venue en cours de Maths, c’est dire si le niveau est élevé…

Kôgaiji : j’espère que tu ne me fais pas encore passer pour un je ne sais quoi là dedans…

Moua : espoir déçu…

Hakkai : plains toi ! moi dès le prologue, avant même que l’histoire n’ait commencé je…

Moua : CHUT ! Pas de spoil !

Allez sur ce, bonne lecture !

OoOoOoOoO

Prologue

 

Le professeur Nii, penché sur son ordinateur, arborait son sourire sadique, celui de quand il a une idée machiavélique derrière la tête. Sur l’un des écrans, divisé en quatre, se trouvait la bande de Sanzo, chacun chez soi, et sur l’autre se déroulait ce qui ressemblait à s’y méprendre à un épisode des chevaliers du zodiaque. Il partit d’un grand rire et fit un câlin à son lapin en peluche, les yeux toujours rivés sur les écrans.

 

OoOoOoOoO

 

Sanzo soupira en remettant sa couronne, les trois vieux croûtons, euh non pardon, la trinité bouddhique, allait encore lui mettre une mission sur les bras. Il soupira une seconde fois et entra dans le temple, la lourde porte pleine de dorures se refermant lourdement sur lui.

 

OoOoOoOoO

Kôgaiji frissonna quand Nii sortit de nulle part face à lui, comme à son habitude. Ce type avait le don de le répugner. Le professeur fit faire une courbette à son lapin en peluche et se mit à marcher aux cotés de Kôgaiji.

" Mon prince, vous vous souvenez de Sanzo et sa bande ? "

le prince en question frémit, bien sûr qu’il se souvenait de ceux-là. Il avait assez essayé de les oublier, de l’oublier. au bout de quelques mois, il s’était résigné. Il ne pourrait jamais oublier Goku. Alors autant arrêter de se voiler la face et essayer de le retrouver. C’est dans cet état d’esprit qu’il accueillit la question, loin d’être innocente, de Nii.

" Moui…plus ou moins… " mentit-il.

 

OoOoOoOoO

Sanzo attrapa Goku par le col et tout deux partirent vers la maisonnette délabrée de Gojyo, paumée au milieu de la forêt. Sanzo leva le poing pour frapper à la porte mais s’arrêta à mi-chemin en entendant les gémissements qui provenaient de l’autre coté. Il soupira et frappa deux fois plus fort qu’il ne l’avait voulu au début.

" Gojyo ! Sale pervers ! sors d’ici tout de suite "

ils entendirent des bougonnements et la tête d’un Gojyo plutôt énervé passa par la porte entrebâillée, pour rencontrer le canon du revolver de Sanzo à quelques centimètres de son visage.

" Tu as trente secondes pour t’habiller et sortir. Et sans râler ! "

Gojyo leur claqua la porte au nez et ils entendirent une deuxième personne se lever en faisant craquer le plancher puis, un temps après, s’approcher de la porte. Gojyo venait sûrement de virer sa conquête du jour, et elle allait bientôt sortir, en pleurs ou bien outrée, et partir. Comme pour confirmer ceci, la poignée de la porte tourna lentement mais ce ne fut pas une femme en furie qui apparut mais une tête hirsute brune, (nan c’est pas Harry Potter) à laquelle manquait un monocle.

" Salut… "

La mâchoire de Goku tomba par terre. Sanzo pour ne pas faillir à son image de bonze stoïque, ne broncha pas.

" Bon bah au moins, on aura pas à aller te chercher. T’as plus que vingt secondes pour t’habiller "

Hakkai sourit en reconnaissant là ce bon vieux Sanzo, et ferma la porte pour s’habiller, non sans avoir fait un dernier bisou à Gojyo, après ils n’auraient plus vraiment le temps…enfin c’est ce qu’il croyait…

 

OoOoOoOoO

" Pourquoi vous feriez ça ? " demanda Kôgaiji, suspicieux.

" Vous n’avez pas envie de les revoir ? ou plutôt…de le revoir ? "

Kôgaiji ne répondit pas, il n’essaya même pas de comprendre comment il savait ça. Il se plaça dans la machine bizarre que Nii lui indiquait, un étrange sourire aux lèvres.

OoOoOoOoO

Les quatre compagnons s’agenouillèrent devant la trinité bouddhique et un étrange nuage bleuté les entoura. Ils sentirent une sorte de flottement puis une violente traction en arrière. Ils atterrirent violemment sur le sol dur (très dur) sauf Goku qui sentit une matière moelleuse et chaude sous sa joue. C’était plutôt agréable d’ailleurs. Il ouvrit les yeux et, quand le monde eut cessé de tanguer, se rendit compte que la matière moelleuse en question était le postérieur d’une personne allongée sous lui. Celui-ci secoua la tête, faisant voler ses magnifiques cheveux rouges. Ho ho…il ne connaissait que deux personnes avec des cheveux rouges. L’une était un sale kappa pervers, et se trouvait juste à coté de lui. L’autre lui avait salement manqué durant les derniers mois…bien sûr, c’était parce qu’il avait envie de se battre avec lui…bien sûr…enfin, là, juste maintenant, il était assez bien, posé sur ses fesses…

OoOoOoOoO

 

Les quatre compagnons se relevèrent péniblement et se rendirent compte de la présence de Kôgaiji. Gojyo voulut se battre tout de suite mais Hakkai lui posa la main sur le bras et montra le temple devant lequel ils avaient atterri. Il n’avait jamais rien vu d’aussi…bizarre. toutes ces colonnes et tout ce marbre, et ce n’était même pas fermé…étrange. Oubliant Kôgaiji pour le moment, Gojyo restait bouche bée devant le temple. Hakkai rompit le silence quasi religieux quelques instants plus tard.

" Ne, Sanzo ? qu’est ce qu’on doit faire exactement ? "

" Monter tout en haut…et ramener un puissant artefact à la trinité. "

" Et… on est ou exactement ? "

" Ca…je sais pas "

ils montèrent donc tous les marches qui les séparaient de l’entrée du temple, même Kôgaiji qui n’avait rien de mieux à faire de toute façons. Après un instant d’hésitation, ils pénétrèrent dans la maison du Bélier.

 

Par Ri-chan - Publié dans : fanfictions-yaoi
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Mardi 27 décembre 2005 2 27 /12 /Déc /2005 19:29

et encore un slash sur HP (je suis dans mon trip HP apparement) mais cette fois ci il ne se passe pas en même temps que les livres mais bien avant, pendant les années Poudlard des maraudeurs, et plus precisément pendant les vacances de noel.

genre : slash RL/SB juste un peu lime

couple : vous savez pas lire ou vous le faites exprès? (cf la ligne au dessus)

bonne lecture ...

 

La salle commune des Gryffondors était triste en ces vacances de Noël. Il ne faisait pas encore assez froid pour qu’il neige et une pluie glacée martelait avec fureur les vitres de la tour, transformant le parc de Poudlard en un vaste bourbier. L’habituel bourdonnement des conversations qui régnait dans la salle commune les jours de mauvais temps s’était tu, puisque la plupart des élèves étaient rentrés chez eux pour les fêtes. Il ne restait plus qu’une poignée de rouge-et-or attablés ensemble, et le grattement de leurs plumes emplissait la salle, seulement concurrencé par le craquement du feu qui brûlait dans un coin. Seuls deux élèves n’avaient pas rejoint les autres pour travailler, et restaient silencieux dans un canapé face à la cheminée, à l’écart des autres. Sirius, la tête posée sur les genoux de James, jeta un œil en direction de la table et soupira, eux non plus ne l’avait pas fait ce devoir de potion, mais après tout il avait bien d’autres préoccupations en ce moment que " les multiples usages de la belladone dans les potions depuis le 14eme siècle ". James jouait avec les mèches noires de son ami, absorbé dans la contemplation du feu, s’imaginant que c’était les cheveux de Lily qu’il caressait tendrement. Il fut tiré de sa rêverie par la voix de son ami, assez basse pour que lui seul l’entende.
" Prongs ? "
" Mmmh… ? "
" Euh…ça fait quoi quand on est amoureux ? "
James jeta un œil à son ami et haussa un sourcil, mais quand il vit dans les yeux gris plantés dans les siens que ce n’était pas un farce, il s’abîma à nouveau dans la contemplation du feu et réfléchi un instant avant de répondre, sans regarder Sirius.
" Et bien…d’abord tu ne peux pas t’empêcher de penser à cette personne, à toute heure du jour ou de la nuit, tu en rêve même… "
Sirius rosit légèrement en se rappelant le rêve qu’il avait fait cette nuit là. Heureusement que Prongs n’avait pas ouvert en grand les rideaux de son lit comme il le faisait chaque matin, il aurait vu dans quel état il se trouvait…
"Ton cœur bat plus vite quand tu vois cette personne, et pourtant tu cherches son regard, tout le temps même si tu rougis et tu as l’air idiot quand elle te regarde. "
Sirius jeta à nouveau un coup d’œil à la table non loin d’eux, et sentit son sang battre à ses tempes, plus vite qu’il n’aurait du. Et quand un regard d’or se posa sur lui d’un air déprimé, excédé par son devoir de potions, il sentit le rouge lui monter aux joues.
" Pour l’air idiot, Potter, c’est qu’à toi que ça arrive… "
James sourit et se tut, l’air fasciné par les flammes qui craquaient dans l’âtre. Après un instant de silence seulement troublé par le craquement du feu et le grattement des plumes, Sirius reprit la parole, l’air troublé.
" James ? "
" Mmmh… ? "
" Je crois que je suis amoureux… "
James posa un regard amusé sur son ami et un grand sourire lui étira les lèvres.
" Je te préviens tout de suite, je bouge en dormant, " plaisanta-t-il. Sirius sourit à son tour et décida d’entrer dans son jeu, se relevant et posant un genou de chaque coté de James. Son sourire s’élargit et il glissa une main dans les cheveux bruns ébouriffés à dessein, tandis que l’autre se posait dans sa nuque.
" Parce que tu croyais que j’allais te laisser dormir… ? "
James rougit et bafouilla quelque chose d’inintelligible alors que Sirius partait d’un grand rire qui ressemblait tant à un aboiement. Il se recula et contempla son ami, un sourire sardonique posé sur les lèvres.
" Comme si je pouvais tomber amoureux de toi, Potter… "
" Arrêtes de dire ‘Potter’ de cette façon, on dirait Snivellus… "
Sirius frissonna pendant que James riait à son tour, et reprit sa position initiale, allongé, la tête posée sur les genoux de son ami, les jambes pendant dans le vide. James, ayant reprit un tant soit peu son sérieux, demanda tout à coup :
" Alors, qui est l’heureuse élue ? "
" L’heureux élu, hein…si tu crois que je vais te le dire… "
" Oh, allez, je suis ton meilleur ami quand même…Pad’s… "
" C’est ça, pour qu’après tu ailles illico tout lui répéter… ?ça jamais. "
" Je ferais pas ça, voyons, tu me connais… "
" Justement oui ! "
" Allez dis moi…c’est quand même pas Lily ? "
" Oh là, non, j’aurais trop peur de subir les foudres du grrrrand James Potter pour m’enticher de la jolie Miss Evans. "
" Qui alors ? Elle est à Griffondor au moins ? "
Sirius hésita un instant.
" Cette personne est à Griffondor, oui. "
James regarda son ami un instant sans rien dire, surpris par sa formulation.
" Paddy, c’est…une fille, au moins… ? "
Sirius détourna le regard et se mit à fixer un point invisible au loin, point invisible qui se trouvait juste au niveau d’une certaine personne, en train de mâchouiller sa plume pour trouver l’inspiration sur ce satané devoir de potion. James suivit son regard et fixa un instant Remus, toujours absorbé dans la contemplation de son parchemin vierge.
" Ooh…alors comme ça mon Paddy préfère les jeunes loups aux belles gazelles, intéressant… "
Sirius, heureux que son ami le prenne de cette façon, reprit son rôle de séducteur et se mit à genoux sur le canapé, le visage dans le cou de son ami, et remit sa main dans les cheveux bruns en bataille, avant de susurrer :
" Ah oui ? ça t’intéresse à ce point ? je me savais attirant, mais là ça dépasse toutes mes espérances…et que dirait cette chère Miss Evans, si elle l’apprenait ? "
James cette fois ci ne se démonta pas et murmura, sur le même ton sensuel :
" Et que dirait ce cher Moony, si il l’apprenait ? "
Sirius se recula, un air terrorisé peint sur son visage.
" Tu ferais pas ça, hein, Prongs ? Dis, tu lui dirais pas ? "
" Relax, Paddy, je dirais rien, j’ai pas envie qu’un ‘fâcheux accident’ m’arrive lors de mon prochain rendez-vous avec Lily… "
Sirius sourit d’un air carnassier et se rallongea sur les genoux de son ami qui se remit à lui caresser les cheveux distraitement. Il s’était presque endormi, savourant le contact les doigts de James qui frôlaient de temps à autre sa joue, s’imaginant que c’était ceux de Remus, quand le dit Remus les rejoignit et s’écroula presque aux pieds du canapé, la tête posée contre la hanche de Sirius, qui se vit offrir un magnifique sourire en coin par James.
" Alors, ce devoir ? "
Remus soupira bruyamment, tandis que Sirius réprimait un frisson, et James un éclat de rire.
" M’en parles pas. Allons manger plutôt, je vais mourir de faim "
" Bonne idée ! "
les maraudeurs, amputés d’un membre, se dirigèrent donc tout trois vers la grand salle pour aller dîner. Dîner égayé par les sourires en coin et les clins d’œil de James, hilare.
 
OoOoOoOoO
 
" Et alors ? "
" Et alors elle m’a encore jeté… "
Sirius, allongé de tous son long sur son lit, la tête posée entre les jambes de Prongs, assis en tailleur contre le mur, réprima un éclat de rire, décidément son ami, aussi sincère qu’il était avec Lily, n’était vraiment pas doué avec les filles. Le rideau entrouvert jetait un rai de lumière sur la moue défaitiste de James et sur le petit sourire de Sirius.
" Et toi, ça a pas l’air d’avancer plus que ça, avec Rem’s… "
" Mais c’est juste que j’ai pas trouvé de bonne occasion. "
à peine avait-il finit sa phrase que le rideau s’ouvrait et qu’un regard d’or se posait sur les deux amis. James fut le plus rapide à réagir, et avant que Remus n’ait pu prononcer un mot, déclara :
" Bon, mon Pad’s, je te laisse, j’ai…euh… rendez-vous avec Lily, à plus. "
avant de sortir, il murmura
" La voilà, ton occasion "
il salua Remus et partit, un sourire amusé posé sur les lèvres.
Sirius fit signe au lycanthrope qui grimpa sur le lit et s’installa à la place de James, contre le mur, il espérait de ne pas sourire trop bêtement, mais là, ses rêves se réalisaient. Remus, dans son lit, là maintenant, bon d’accord, il était juste sur son lit et tout habillée qui plus est, mais bon.
" Sirius ? "
" Mmmh ? "
" Qu’est ce qui ne va pas ? "
raaah ! maudits soient les loups-garous et leurs sens surdéveloppés.
" Mais euh…rien "
" Padfoot, je sais quand ça va pas, et je sais quand tu mens, et là, tu viens de me mentir… "
bon, maintenant, il n’avait plus qu’à tout lui dire, quitte à se faire frapper ou insulter ensuite. Et de toute façons, si il ne disait rien, ce serait Prongs qui le frapperait. Il prit une longue inspiration et rassembla tout son courage.
" Remus, je… "
il ferma les yeux et essaya de continuer sa phrase, sans tenir compte des magnifiques yeux dorés qui le fixaient intensément. Mais ou étaient les Gryffondors courageux ? à ce moment il aurait préféré être à Poufsouffle. Il reprit une longue inspiration et tenta de continuer sa phrase mais il fut arrêté par une paire de lèvres qui venait de capturer les siennes. Il écarquilla les yeux juste à temps pour voir Remus se reculer jusqu’au milieu de lit, l’air horrifié par ce qu’il venait de faire.
" Sirius excuses moi, je …j’ai pas pu… "
" Remus… "
" Excuses moi, j’ai pas voulu…je… "
" Rem’s… "
" je sais pas ce qui m’a pris, j’aurais pas du… "
" Moony… "
l’intéressé se tut en entendant la voix si douce et si sensuelle de son ami l’appeler et plongea son regard d’or dans les prunelles grises face à lui. Elles exprimaient tout, sauf du mépris, du dégoût ou de la haine, en fait il y avait plutôt du désir dans ce regard. Sirius, ayant reprit tout son courage, s’approcha de son loup à quatre pattes, et lui posa la main sur la joue.
" Qui t’a demandé d’arrêter ? "
ce fut au tour de Remus d’écarquiller les yeux quand il vit son ami s’approcher encore et l’embarrasser tendrement. Le contact de ces lèvres si chaudes et si douces électrisa totalement le lycanthrope qui sentit un frisson lui remonter la colonne vertébrale quand les mains chauffées à blanc de Sirius se glissèrent sous ses vêtements et le couchèrent sur le couvre-lit rouge. Sirius quitta à regret les lèvres rosées et regarda son Moony dans les yeux avant de murmurer.
" Tu veux que je te dise ce qui n’allait pas ? Depuis quelques temps je rêve de t’embrasser, de te coucher sur ce lit, de caresser ta peau douce…mais maintenant ça va mieux."
Remus sourit et ferma les yeux, se laissant aller aux douces caresses et aux petits baisers mouillés que déposaient Sirius partout ou ses vêtements le lui permettaient. Vêtements que Sirius commençait à retirer quand Remus lui plaqua sa main sur la bouche. Il leva un sourcil interrogateur et Remus mima le nom " James " les yeux rivés au rideau écarlate. Sirius entendait aussi à présent les pas hésitants de son ami de l’autre coté, qui s’approchaient dangereusement. James hésita un instant, devant le rideau fermé, mais sa curiosité l’emporta et il ouvrit le rideau juste assez pour apercevoir l’oreiller qui lui arriva en plein dans le nez et le fit chanceler. Il entendit un éclat de rire de l’autre coté du rideau et s’éloigna, vexé.
" C’est bon, c’est bon, je m’en vais…ce qu’ils sont susceptibles, ces canidés… "
Les deux canidés en question écoutèrent les pas s’éloigner. Remus avait toujours la main sur la bouche de Sirius qui entreprit d’embrasser un à un les doigts de son loup.
" Nice shot, Moon’s… "
Remus retira sa main avec un sourire et captura à nouveau les lèvres de Sirius avec un sourire, en remerciement du compliment. Le danger éloigné, Sirius retourna à sa tache, à savoir se battre avec les boutons de chemise de Moony, après avoir envoyé balader la cravate rouge et or. Il parvint enfin à se débarrasser de la chemise et se pourlécha les babines en voyant le torse nu qui s’offrait à lui, et se mit bien vite à embrasser et lécher chaque centimètre de peau ainsi dévoilée.
 
OoOoOoOoO
 
Lily repéra la tignasse hirsute noire qui dépassait d’un fauteuil devant la cheminée et la rejoignit.
" Alors, on se sent seul ? "
" mmh… "
" ils sont pas là, Sirius et Remus ? "
" Non. "
" Potter, pourquoi t’as le nez rouge ? "
" Laisses tomber… "
Par Ri-chan - Publié dans : fanfictions-yaoi
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Lundi 12 décembre 2005 1 12 /12 /Déc /2005 16:25

bon bah vala.... c'est ma première fic HP alors soyez indulgents... c'est un slash (oui g appris quand c'est un roman, on dit pas Yaoi on dit slash) et pis....bah vous verez bien tous seuls

genre : slash HPDM, gentil lemon.

pairing : HP/DM (c'est ecrit une ligne au dessus bande de pas doués^^)

bonne lecture!

***

Harry posa sa plume et soupira, ça n’allais pas… pourtant cette journée avait été magnifique, a part ce satané devoir de potions, tout s’était bien déroulé, et il n’avait eu aucun cours en commun avec les serpentards, comble du bonheur. Et pourtant, quelque chose clochait. Et il ne trouvait pas quoi. Il jeta un œil par la fenêtre et regarda avec envie le ciel de mai, qui commençait à se piqueter d’étoiles. après tout, une petite virée en balai ne pourrai pas lui faire de mal. Il roula son parchemin et remonta dans le dortoir pour récupérer son éclair de feu et sa cape d’invisibilité. il se drapa dans la cape et sortit en silence de la salle commune, grouillante de monde à cette heure de la soirée. Il descendit et sortit du château, appréciant le vent frais sur sa peau. Il se dirigea d’un pas vif vers le stade et entra dans les vestiaires de garçons, qu’il pensait déserts à cette heure avancée. Peine perdue, à peine avait-il fait glisser sa cape d’invisibilité au sol qu’il remarqua l’autre personne, juste à coté de la porte des douches. Il lui tournait le dos et semblait ne pas l’avoir remarqué. Le cœur d’Harry manqua un battement quand il se rendit que l’inconnu était totalement nu, et était définitivement …wow… son corps était fin mais parfaitement musclé et ses cheveux d’or lui gouttaient dans la nuque. Ses cheveux…si blonds qu’ils en paraissaient blancs sous la pale lumière de la lune…on aurait presque dit ceux de…nooooooon, ça ne pouvait pas être…les yeux de Harry se posèrent sur la robe soigneusement pliée sur le banc, à coté de la cravate vert et argent, et frappée de l’écusson des serpentards. Mais il n’y avait pas qu’un seul serpentard, blond, aimant voler, incroyablement sexy, en sixième ou septième année au vu de son gabarit…si ? l’autre se retourna pour attraper sa robe et deux yeux gris orage s’agrandirent de stupéfaction en voyant Harry. Et si ! Ils étaient dieu sait combien dans cette école, et il fallait qu’il tombe sur cette insupportable fouine de Malfoy quand il partait faire une virée nocturne. Malfoy resta bouche bée un instant puis reprit son habituel air arrogant et un petit sourire suffisant s’étala sur ses lèvres. Il n’avait pas le moins du monde l’air embarrassé de se trouver totalement nu devant son pire ennemi qui lui n’avait toujours retrouvé le sens des réalités et le fixait, bouche bée.

_Potty, Potty… je sais pertinemment que mon corps te fait fantasmer depuis toujours, mais ce n’était pas une raison pour me suivre et m’espionner dans les vestiaires…t’avait qu’à demander, je t’aurais fait un strip-tease.

Le sarcasme réveilla Harry qui se mit automatiquement en mode " dispute avec mon pire ennemi " en occultant soigneusement le fait que le dit pire ennemi était entièrement nu et indéniablement bien foutu.

_Je croyais avoir passé une bonne journée, alors me la gâche pas et casse toi !

_Pas la peine d’être vulgaire, Potty, passes moi mes vêtements et je m’en vais.

Harry remarqua à cet instant qu’en effet les affaires de Malfoy étaient à quelques centimètres de lui, mais il n’allait pas s’abaisser à obéir aux ordres d’un serpentard, de celui-ci en particulier.

_Viens les chercher toi même !

_Et passer devant toi pour que tu puisse admirer de plus près mon magnifique fessier ? sûrement pas.

Harry était coincé, soit il refusait et confortait Draco dans son idée qu’il voulait l’admirer de plus près (ce qui, à dire vrai, n’était pas tout à fait faux) soit il lui donnait ses vêtements en obéissant à son ordre. Ce type avait le don de le mettre hors de lui et apparemment, cela l’amusait beaucoup car il souriait de plus en plus. Harry s’empara des vêtements et lui jeta au visage, tout pour lui faire ravaler ce petit sourire suffisant, qui disait à lui seul : " je suis Draco Malfoy, héritier d’une des plus grandes familles de sang pur du pays, et estimes-toi heureux de pouvoir me regarder dans les yeux sans être brûlé vif par mon incroyable beauté. " Draco ramassa les vêtements et les enfila doucement, pour laisser le temps à Harry d’admirer encore un peu son corps de rêve. Harry sentait son sang bouillir et priait pour qu’il se dépêche, sinon il allait lui mettre son poing en travers de la figure, ou l’embrasser, il n’avait pas encore décidé. Pendant que Harry discutait avec lui même pour savoir laquelle des deux options il allait choisir, Draco avait fini de s’habiller et se dirigeait vers la porte.

_Bye Potty, je ne te souhaite pas de faire de beaux rêves, vu que je serais dans la plupart, ils ne pourront être que bons…

_Avec toi c’est pas rêver, Malfoy, c’est plutôt cauchemarder.

_On dit ça…allez, bonne nuit Potty.

A ces mots, Draco sortit et laissa Harry seul dans le vestiaire. Celui-ci envoya un magistral crochet du droit dans le mur. Malfoy, ce type était si affreux, exécrable, détestable et si diaboliquement…sexy. Ca devrait être interdit par la loi d’être aussi beau en étant si insupportable. Il attrapa son balai d’un geste rageur et partit se changer les idées dans le ciel étoilé. La sensation du vent froid sur sa peau et l’ivresse de la vitesse lui firent bientôt oublier sa rancœur et un sourire s’étala sur ses lèvres. Il fit un tour rapide et retourna aux vestiaires pour prendre une douche. Il entra dans les douches et un parfum musqué vint lui flatter les narines. Il se demanda un instant d’ou cela pouvait venir puis l’évidence le frappa, Malfoy, encore et toujours lui. Il avait du faire une petite ballade comme lui et se doucher ensuite, ce n’était pas le genre à se promener tout nu juste pour le plaisir de l’exhibitionnisme. Il ferma les yeux et se laissa aller sous le jet d’eau brûlante, essayant de se convaincre que le doux parfum qui flottait dans l’air lui agressait les sens mais c’était si agréables, avec une petite pointe de cannelle. Il resta encore un instant sous l’eau fumante puis retourna au dortoir des griffondor d’un pas plus léger.

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Draco descendit vers les cachots d’un pas guilleret, presque sautillant. Mais il se reprit bien vite, un Malfoy ne sautillait pas. Il avait enfin trouvé ce qui lui avait manqué toute la journée, il n’avait pas pu humilier son Potty, et ça lui avait miné sa journée. Mais à présent, tout allait bien, il allait passer une bonne nuit en sachant que ce cher Potty ne pourrait pas se sortir son corps de la tête de toute la nuit. Il entra dans la salle commune, son habituel sourire suffisant aux lèvres. Il se dirigeait vers le dortoir quand il entendit une voix stridente l’appeler.

_Drakichoooouuu !

son sourire s’évanouit et il se raidit quand miss-le-plus-grand-pot-de-colle-de-l’univers-Parkinson se jeta sur lui pour s’accrocher à son bras.

_Otes tes salles pattes de mon corps de rêve.

_Mais Dray…

_Je suis fatigué Pansy, bonne nuit

Draco se libéra de l’étreinte forcée de Pansy et s’en fut vers le dortoir.

 

Harry se retourna pour la 46eme fois dans son lit, il n’en pouvait plus, il rechignait à l’admettre mais Draco avait raison, il ne pouvait plus se le sortir de la tête. Il réussit enfin à sombrer dans un sommeil agité de rêves tous habités par un certain blondinet. Le lendemain matin, Harry se réveilla de mauvaise humeur, ne sachant trop si c’était le fait d’avoir fait ces rêves qui l’énervait ou celui de les avoir appréciés. Pour parachever le tout, il commençait par Potions, cour commun avec les serpentards. Il descendit d’un air morose, harcelé par Ron qui voulait connaître la raison de sa mauvaise humeur. Il fut accueilli dans les cachots par le sourire suffisant de Malfoy et le regard glacial du professeur Rogue. Professeur qui décida, dans un accès de sadisme, de réorganiser le plan de classe. Harry, en tant que " cancre notoire et élément perturbateur ", se retrouva donc au premier rang, à coté du " bon élève et chouchou de prof " par excellence, à savoir Draco Malfoy. Il se renfrogna et se résigna à supporter ce petit air supérieur tout le reste de l’année.

_Alors Potty, on a passé une bonne nuit ?

_Malfoy, tu la fermes, j’essaye de suivre.

_Oh, et depuis quand le génial Harry Potter ressent-il le besoin de suivre les cours ?

_Depuis que je suis à coté de toi et qu’il n’y a rien de plus intéressant à faire que de prendre les cours.

_Ah ? parce que tu faisais des trucs intéressants avec la belette au fond de la classe ? intéressant comment ?

Harry se tourna vers son voisin en haussant un sourcil, se demandant s’il avait fait ce sous entendu intentionnellement ou non.

_Pourquoi ? t’es jaloux ?

_Potter ! cessez de déconcentrer Mr Malfoy.

Harry se re-concentra sur l’épluchage de ses ingrédients en maudissant intérieurement Rogue et son favoritisme sur 36 générations, pendant que Draco murmurait, dans un souffle :

_Et si je l’étais, Potter…

Harry ressassa cette phrase sibylline toute la matinée, et y réfléchissait encore quand il sentit les crocs acérés du clabbert qu’il était en train de nourrir s’enfoncer dans sa main et s’y ficher avec force. Hagrid se précipita quand il entendit son élève préféré hurler à la mort. Il attrapa l’animal au niveau de l’articulation de la mâchoire, l’obligeant à lâcher prise.

_Vite, Harry, va à l’infirmerie, la salive de clabbert est très toxique pour certaines personnes.

Harry enroula sa main blessée dans un pan de sa robe et se dirigea vers l’infirmerie au pas de course. Arrivé là-bas, il entra et son sang ne fit qu’un tour.

_Je vais finir par croire que tu me suis, Potty…

Harry se retourna doucement et fit face à son meilleur ennemi, allongé sur le ventre sur un lit immaculé. Sa robe était par terre et il se retrouvait en pantalon et chemise, sa cravate desserrée. Harry sortit sa main de sa robe et lui montra, le sang coulait abondamment de la blessure et dégouttait sur le sol dallé de l’infirmerie. Draco fit une grimace de dégoût

_Tu pouvais aussi faire croire à une migraine ou un mal de ventre…

_Malfoy, est ce que tu me crois si je te dis que je ne suis pas venu pour toi ? ?

_Mmmh, laisses moi réfléchir…non !

Harry soupira devant tant de mauvaise volonté et vit avec soulagement arriver Mme Pomfresh, qui repéra immédiatement sa main sanglante et la prit pour l’examiner.

_Morsure de clabbert, hein ? est ce que Hagrid comprendra un jour que tant que ça ne devient pas vert, ce n’est pas grave ?

elle fit un petit geste de sa baguette et la blessure se referma aussitôt, ne laissant à Harry qu’une étrange sensation de picotement. Un autre geste et le sang sur sa main, le sol et sa robe fut instantanément nettoyé.

_Pour vous Mr Malfoy, ce ne sera pas aussi simple, tous les os du bassin sont brisés et vous vous êtes froissé un ligament. Comment avez vous réussi à vous faire une telle blessure ?

_Entraînement de quidditch, je suis tombé de balai après avoir été heurté par un cognard.

Répondit Draco en maudissant le batteur qui n’avait pas fait son boulot sur 36 générations.

_Pour les os, c’est facile, demain tout ira bien, mais pour le ligament, il faut vous appliquer cette pommade, dit Mme Pomfresh en désignant un pot mauve sur la table de nuit. Elle allait l’ouvrir quand une sonnette retentit et que la voix du directeur se fit entendre dans toute l’infirmerie.

_Pompom, j’ai besoin de vous immédiatement.

Mme Pomfresh regarda Draco, puis la porte, puis le pot dans sa main, puis la porte, puis Harry…

_Mr Potter, occupez vous de ça, maintenant que vous êtes guéri, vous l’appliquez en gestes circulaires là ou Mr Malfoy a mal jusqu’à ce que ça pénètre, moi, je vais voir Mr le directeur, ordonna l’infirmière en collant d’autorité le pot dans les mains d’Harry et en fuyant vers la sortie.

Harry resta un moment à contempler le pot de crème dans sa main en réalisant ce que Mme Pomfresh venait de lui demander. Il soupira.

_Je suppose que je n’ai pas le choix ?

_Non, et je te déconseille de me faire mal, sinon je te fais avaler cette pommade et le pot avec, répondit Draco en se contorsionnant pour déboutonner son pantalon sans se retourner. Harry le regarda un instant bouche bée puis demanda

_Mais qu’est ce que tu fabriques ?

_Tu t’imagines que tu vas me passer ce truc à travers mes vêtements peut-être ?

répondit Draco sarcastiquement en baissant son pantalon enfin ouvert au niveau des chevilles, laissant apparaître un joli boxer noir moulant et le début d’un hématome. Il baissa son sous-vêtement, juste assez pour laisser admirer à Harry le magnifique bleu qui lui ornait la fesse gauche.

_Allez, au boulot, et n’en profite pas trop.

Harry prit le parti de se taire et plongea les doigts dans l’épaisse pâte blanche au parfum de violette. Pour une fois qu’un médicament de Pomfresh sentait bon…Il hésita un instant puis posa sa main sur l’hématome et commença à faire de petits gestes circulaires, comme lui avait indiqué Mme Pomfresh. Mmh, qu’il avait la peau douce. Draco frémit quand la crème glacée entra en contact avec sa peau mais bientôt une douce chaleur l’envahit et il ne put s’empêcher de pousser un petit soupir d’aise.

_Alors, Dray, qui est ce qui en profite ?

_Depuis quand tu m’appelles par mon prénom, toi ?

_J’avais pensé que tripoter les fesses de quelqu’un, avec son accord, m’autorisait à l’appeler par son prénom, voire à lui donner des sobriquets ridicules.

_Tu continues à me tripoter les fesses comme tu dis, et tu la fermes. Manquerait plus que tu m’appelles Drakichou, toi aussi.

_En fait j’avais pensé à Drakinou, mais bon si tu préfères…

_La ferme, Potter.

_Oui, Drakinou !

Draco enfoui sa tête sans ses bras et se tut, exaspéré. Harry, hilare, continua néanmoins à masser le postérieur de son soi-disant pire ennemi qui avait l’air d’apprécier, soupirant d’aise. Draco leva la tête au bout d’un moment, ne sentant plus la chaleur des mains de Harry.

_Pourquoi tu t’arrêtes ?

_Parce qu’il n’y a plus rien à étaler.

_Je pense qu’il en faut encore, j’ai toujours mal.

_Non, dis plutôt, " Harry Potter, j’aimes quand tu me tripotes les fesses, et je voudrais que tu continues. "

_grmmmblrmmmblld…

_J’ai rien entendu.

_Oui, Harry Potter, j’aimes beaucoup quand tu me tripotes les fesses, alors fait pas celui qui n’avait pas compris et continues.

Harry sourit et grimpa sur le lit, un genou de chaque coté de Draco, puis se mit à masser sensuellement le bas du dos de son pire-ennemi-mais-tellement-sexy-qu’on-lui-pardonne. Ses mains se glissèrent sous sa chemise et suivirent la colonne vertébrale, arrachant un frisson à Draco, puis redescendirent sur les fesses, glissant entre les deux, puis sur les cuisses. Draco gémit de plus en plus fort mais se tut instantanément quand il entendit les pas de Mme Pomfresh sur le sol carrelé de l’infirmerie. il attrapa le poignet de Harry et le fit descendre du lit avant de remettre son boxer. Mme Pomfresh arriva tandis que Harry refermait le pot mauve, l’air totalement innocent. Elle regarda les deux garçons d’un air suspicieux puis renvoya Harry en cours après l’avoir remercié. Harry passa le reste de la journée un petit sourire collé aux lèvres et regardant ses mains toutes les deux minutes. Il partit se coucher de bonne heure et s’endormit aussitôt, heureux cette fois de partir dans ses rêve, toujours habités par le même blondinet. Le lendemain, il était presque heureux de voir la sale tête de Rogue. Il arriva même quelques minutes en avance et attendit quelques instants devant la porte, seul, jusqu’à ce qu’il sente une main se poser sur son postérieur une fraction de seconde. Il se retourna et vit Malfoy et Parkinson, bras dessus, bras dessous, en pleine discussion. Draco se retourna et lui lança.

_Eh ben Potty, on se sent seul sans sa belette ?

la remarque était cinglante, mais ses yeux brillaient d’une étrange lueur, entre l’excuse et l’envie. Harry réprima un frisson qui s’évertuait à lui remonter la colonne vertébrale à la vue de ces perles d’orage qui le fixaient et se retint de sauter sur Draco pour l’embrasser passionnément, ça n’aurait sûrement pas plu à Pansy. Le professeur Rogue mit fin à leur micro dispute en les faisant entrer et miss-pot-de-glue-Parkinson lâcha enfin son dragon d’amour et partit s’asseoir en lui susurrant

_A tout à l’heure, Drakichou.

Harry, se retenant d’éclater de rire, s’assit à coté de Drakichou et lui chuchota.

_Y’a pas, je préfère définitivement Drakinou.

Draco ne répondit rien mais glissa sa main derrière Harry et lui pinça violemment les fesses. Harry sursauta en s’attirant un regard courroucé du professeur Rogue.

_Tu leur en veut, aujourd’hui, à mes fesses…

_Faut bien que je me venge pour hier…

_Tu vas voir, toi, quand on sera seuls.

_Ouuh, j’ai peur, Potty…ironisa Draco en faisant semblant d’être terrorisé. Harry lui jeta un regard noir et reprit le hachage frénétique de sa botte de fleurs d’aconit. au bout d’un moment, Draco fit tomber par inadvertance son couteau par terre et se glissa sous la table pour le ramasser. Ce faisant, il posa quelque chose sur le tabouret de Harry qui frémit quand il sentit sa main frôler sa cuisse. Draco remonta et se remit à sa tache sans un regard pour Harry qui fourra le morceau de parchemin dans sa poche. La matinée défila sans anicroche et Harry prétexta un devoir à finir pour esquiver la fin du repas et s’exila dans la bibliothèque pour lire en paix le petit mot de Draco. Il défroissa le parchemin et lut, dans l’écriture nette et soignée de l’héritier des Malfoy,

Le dragon réclame vengeance !

Rendez-vous ce soir 10h devant la salle sur demande

D.

Harry froissa le parchemin à nouveau et retourna en cours un grand sourire aux lèvres. La journée s’écoula comme un rêve, Harry garda son sourire extatique même pendant le soporifique cours d’histoire de la magie du professeur Binns. Quelques minutes avant l’heure dite, Harry, plus que surexcité, se drapa dans sa cape d’invisibilité et se dirigea vers la salle sur demande. Au détour d’un couloir, il entendit une voix et se plaqua contre le mur en la reconnaissant comme celle de Rusard.

_Meeoooww

_Qu’est ce que tu dis Miss teigne ? tu as vu deux poufsouffle de troisième année se peloter dans un couloir du deuxième étage, en dessous de la tapisserie représentant Conrad l’inquisiteur en train d’inculquer les préceptes du cul-te de Travia à une bande de trolls des montagnes en kilt ? vite, allons y !

le rythme cardiaque de Harry se calma quand il entendit les pas du concierge se diriger à l’opposée de là ou il allait. Il arriva devant la salle sur demande 2 minutes en avance et se mit à trépigner d’impatience. Quand enfin Draco arriva, un sourire triomphant aux lèvres, Harry se retint de se jeter sur lui et son envie devait se lire sur son visage car le dit Draco lui envoya un clin d’œil ravageur. Il passa trois fois devant la tapisserie et s’effaça pour laisser passer Harry qui resta bouche bée en voyant la pièce imaginée par son serpentard. Un immense lit à baldaquins violets trônait au centre de la pièce tapissée de moquette rouge si épaisse qu’on aurait pu dormir dessus (ou autre chose…) des bougies brillaient ça et là et donnaient à l’ensemble une atmosphère intimiste. Sur une étagère trônaient différentes bouteilles d’huiles de massage et autres potions à l’usage indéterminé. Le tout était complété par un léger parfum d’écorce de santal qui venait de temps à autre chatouiller les narines de Harry. Il fit deux pas dans l’épaisse moquette et entendit la porte se fermer derrière lui. Il soupira quand il sentit deux bras fins l’entourer et un baiser plus doux que la caresse d’une plume se poser dans sa nuque. Draco le retourna et prit possession de ses lèvres, enfin. Ses mains s’immiscèrent sous la robe du survivant tandis qu’il quémandait l’accès à sa bouche, accès que Harry donna immédiatement. Les deux adolescents s’embrassèrent passionnément, jusqu’à ce que les vêtements devinssent trop gênants et que les deux garçons se séparent pour se déshabiller fébrilement l’un l’autre. Draco détailla un instant le corps de son futur amant, en se mordillant la lèvre inférieure, et le poussa sur le lit en tombant sur lui. Il se mit à déposer de petits baisers brûlants le long de la mâchoire du survivant, puis dans son cou, sur sa poitrine…Il s’arrêta sur un téton durci par le désir, le suça, le mordilla, provoquant cris et halètements chez le brun qui se tortillait sous ses caresses expertes. Ses mains couraient sur son corps tandis que ses lèvres et sa langues traçaient des arabesques et des méandres sur la peau mate, descendant inexorablement le long du torse frémissant. Quand il arriva au nombril, il s’arrêta et regarda Harry dans les yeux, attendant qu’il lui demande lui-même de continuer.

_Hnn …Draaaake…t’arrêtes pas…

Draco sourit et prit une bouteille d’huile parfumée sur l’étagère et commença à oindre le corps du survivant, en insistant particulièrement sur une certaine partie qui réagit au contact des mains douces et chaudes du serpentard. Harry gémit quand les doigts experts de son dragon quittèrent sa virilité, bientôt remplacés par ses lèvres brûlantes, et commencèrent à caresser doucement son intimité. La main de Harry se crispa sur les draps de satin quand un doigt huilé s’insinua en lui, bientôt rejoint par un second, et se mirent à bouger doucement. Quand il le sentit prêt, Draco retira ses doigts, provoquant un soupir dépité chez Harry, qui sentit bientôt quelque chose de plus gros se glisser en lui, aidé par l’huile au parfum enivrant qui couvrait maintenant tout son corps. Draco reprit ses caresses sur la virilité de Harry pour lui faire oublier la douleur. Douleur qui fit rapidement place à un plaisir intense et Harry se mit à onduler du bassin pour l’inciter à bouger en lui.

 

Rusard courut en direction des cris et des gémissements qu’il entendait. Ces satanés fraudeurs ne lui échapperaient pas cette fois ci ! arrivé dans le couloir d’ou les bruits semblaient provenir, il s’arrêta, perplexe, il n’y avait personne dans ce couloir, et pas de salles. Pourtant, les cris étaient parfaitement audibles. Etrange. Il se détourna en haussant les épaules et reprit sa ronde nocturne, ce serait pour une prochaine fois.

 

Harry, allongé sur le torse de son amant endormi, caressa les cheveux d’or et embrassa doucement le torse d’albâtre. Il tira un drap de satin sur eux et s’endormit en murmurant :

_Bonne nuit, petit dragon.

 

 

Par Ri-chan - Publié dans : fanfictions-yaoi
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Samedi 10 décembre 2005 6 10 /12 /Déc /2005 16:21

attention lemon! vous serez prevenus.

et si les personnages de Saiyuki étaient des agents de FBI, ca donnerait quoi?

ben...ça...

genre : LEMON; UA (univers alternatif)

pairing : Gojyo x Hakkai ; Kogaiji x Sanzo x Goku

bonne lecture...

***

Le jeune homme blond attrapa l’ordre de mission et le survola d’un œil distrait. L’homme en face de lui dispensait les conseils d’usage, qu’il connaissait déjà par cœur.

_…Et bien entendu, si l’affaire tournait mal, le gouvernement nierait avoir eu connaissance de vos agissements. Vous ferez équipe avec vos anciens compagnons, Son Goku, Cho Hakkai, et Sha Gojyo.

Un sourire se dessina sur les lèvres de Sanzo, cette mission s’annonçait déjà des plus amusantes.

****************************************************************************************************************

 

Gojyo soupira bruyamment en reposant ses haltères. Il s’assit sur le banc et posa son menton dans sa main, faisant la moue.

_Qu’est ce qu’il y a ? demanda Hakkai, arrêtant aussi ses étirements.

_Y’a que des mecs dans cette salle, rien de joli à regarder…

Hakkai sourit et profita de l’interruption pour retirer son T-shirt et éponger la sueur qui coulait sur son torse finement dessiné.

_J’ai rien dit, y’a des choses assez jolies ici…reprit Gojyo en dévorant des yeux le corps d’athlète de son ami, de l’air gourmand du fauve qui a trouvé sa proie. Hakkai lui rendit un clin d’œil amusé, habitué à ce que son ami le drague " pour rigoler ", et puis, c’était flatteur après tout…Gojyo resta un instant à admirer les muscles qui roulaient sous la peau mate de son ami et se prit à suivre du regard le trajet d’une goutte de sueur qui roula le long de son cou, puis sur son torse, suivant le contour des pectoraux, sur les côtes et enfin glissa sur le nombril et se perdit dans son pantalon. Gojyo se donna mentalement une claque, se rendant compte qu’il matait un mec depuis quelques minutes et que si beau soit-il, il n’en restait pas moins un mec ! La voix de Sanzo tira Gojyo de ses pensées.

_Vous avez trente secondes pour vous changer, on retrouve Goku et on y va.

_Aller ou ?

_On a une mission.

_Quel genre ?

_Filature discrète, on doit démanteler un gang.

_Cool…

_Bon allez ! j’ai pas toute l’après-midi. Et douchez vous, j’ai pas envie de sentir la sueur toute la semaine, cria-t-il à l’adresse des deux hommes déjà partis en direction des vestiaires. Gojyo sentit un frisson lui parcourir la colonne vertébrale à l’idée de se retrouver à prendre une douche avec son ami. Qu’est ce qui lui arrivait aujourd’hui ? d’abord il se mettait à mater le corps de son ami, et maintenant il frissonnait juste parce qu’il allait prendre une douche avec lui ? ? oula… ça faisait trop longtemps qu’il n’avait pas vu de femmes…

Ils entrèrent dans le vestiaire et se rendirent compte que toutes les cabines étaient prises sauf une.

_Je crois qu’on va devoir prendre notre douche ensemble, sinon Sanzo va nous tuer, dit Hakkai, armé de son habituel sourire désarmant.

Gojyo frissonna derechef mais ne montra rien et offrit un grand sourire pervers à son ami en entrant dans la cabine. Hakkai le suivit et se déshabilla, attendant que Gojyo soit nu aussi pour ouvrir le robinet. Celui-ci se dévêtit lentement et…Oh là là ! voilà qu’il se mettait à rougir maintenant, pourtant ce n’était pas la première fois qu’il le voyait nu. Hakkai sourit en voyant son ami aussi gêné et ouvrit le robinet, soupirant d’aise sous la caresse de l’eau brûlante. Gojyo se rapprocha de lui afin de profiter du jet d’eau et frissonna à nouveau en l’entendant soupirer. Mais qu’est ce qu’il avait à frissonner comme ça tout le temps ? Il devait être malade, ça devait être ça. Les deux hommes se lavèrent en vitesse, se frôlant par moments et savourant la sensation de l’eau chaude sur leurs corps nus.

Ils rejoignirent Sanzo à la sortie de la salle de gym et se dirigèrent vers la cafétéria pour retrouver Goku. Ils tirent conférence dans la cafétéria et Sanzo expliqua qu’ils se rendraient le soir même dans une boite de nuit tenue par les membres du gang afin de remonter toute la filière. Sanzo ferait semblant d’être un chimiste qui cherche à revendre de la drogue. Les trois autres le surveilleraient discrètement. Gojyo sourit intérieurement, une boite de nuit, l’endroit parfait pour draguer, et ça le ferait oublier les pensées étranges qu’il avait nourries cet après-midi à propos de son ami.

 

Les quatre compagnons se retrouvèrent le soir même devant la boite. Gojyo resta bouche bée devant le grand drapeau arc-en-ciel qui flottait paresseusement dans la faible brise du soir.

_Nooooooooooooooooooooooooooooooooooon….

_Et bah si, répondit Sanzo avec un sourire, comme ça je suis sûr que tu ne vas pas te faire " détourner " de ta mission par des jolies filles.

Gojyo s’effondra sur l’épaule de Hakkai et fit semblant de pleurer. Hakkai lui tapota l’épaule en riant. Les quatre garçons, avant même de rentrer dans la boite, attiraient tous les regards. Sanzo portait son habituel débardeur en cuir noir et un pantalon lacé sur le coté, également en cuir noir. Hakkai était en chemise blanche et pantalon moulant noir, qui montrait tout ce qu’il y avait à cacher. Gojyo, quant à lui, portait un T-shirt moulant blanc et un pantalon large beige. Et enfin, Goku portait un blouson de cuir noir ouvert sur son torse nu, et un jean moulant retenue par une large ceinture, noire également. Pour finir, un mince collier de cuir noir ceignait son cou. Ils entrèrent dans l’atmosphère enfumée de la boite surpeuplée et sentirent aussitôt tous les regards se braquer sur eux.

_Wow ! ça c’est ce que j’appelle une entrée théâtrale.

_J’ai beau être déçu, ça fait plaisir de savoir que j’excite autant les mecs que les filles.

_Pourquoi, tu en doutais ?

Hakkai le gratifia d’un clin d’œil et partit s’asseoir à une table dans un coin, en tapotant la banquette à ses cotés pour que les autres le rejoignent. Sanzo partit vers les escaliers pour rencontrer le grand patron. Gojyo et Goku s’assirent auprès et commandèrent des boissons à un serveur en extase devant trois garçons aussi beaux qui essaya vainement de consoler Goku quand il lui apprit qu’il n’y avait rien à manger. Goku partit danser pour se changer les idées, laissant Gojyo et Hakkai seuls à la table.

_D’accord, j’aimais bien savoir que j’excitais _aussi_ les mecs, mais là ça commence à me faire flipper.

_Bah…t’avais qu’à pas être aussi beau en même temps…mais j’avoue que ça m’inquiète aussi un peu.

_On a qu’a faire semblant d’être ensemble, comme ça personne ne viendra nous embêter.

_Bonne idée !

à peine Hakkai avait-il prononcé ces mots que deux hommes s’étaient assis à coté d’eux, un de chaque coté. Gojyo s’approcher un peu plus de Hakkai, sous prétexte de faire de la place au nouveau venu, et chercha sa main sur la banquette. Hakkai attrapa la sienne et la serra, entremêlant leurs doigts. Les deux nouveaux venus commencèrent à les draguer puis celui à coté de Hakkai repéra leurs deux mains serrées.

_pardon si c’est indiscret mais…vous êtes ensembles ?

Hakkai rougit à cette question mais Gojyo sourit et lui caressa doucement la joue, avant de déposer un léger baiser sur ses lèvres. Hakkai, électrisé par ce contact, se lécha les lèvres et se perdit dans le regard sang de Gojyo. Une fraction de seconde plus tard, il l’embrassait à son tour, plus sensuellement. Gojyo lécha délicatement les lèvres de son ami, demandant l’entrée de sa bouche. Hakkai répondit en entrouvrant les lèvres, lui laissant la voie libre. Le baiser devint plus intense, chacun jouant avec la langue de l’autre. ils rompirent le baiser quelques instant plus tard et se sourirent.

_Ca répond à ta question ?

_Oui merci…bon on ne va pas vous embêter plus longtemps. Allez viens, on y va.

Les deux hommes s’en furent et laissèrent seuls les deux amis (un peu plus que ça maintenant…)

_Tu le prend au sérieux, ton rôle d’amoureux, dis-moi ? ! demanda Hakkai

_Eh ! moi je ne t’ai embrassé que pour leur signifier qu’on était ensemble, c’est toi qui a continué.

_Comme si ça ne t’avais pas plu…

_Oh et puis tais-toi !

A ces mots, Gojyo lui prit le menton et l’embrassa fougueusement à nouveau. Ses mains s’insinuèrent sous la chemise blanche rendue transparente par l’éclairage violet. Hakkai gémit quand Gojyo lui titilla un téton qui durcit aussitôt. Il s’éloigna du métis et murmura, haletant…

_Je crois qu’on ferait mieux de faire un tour aux toilettes.

En effet son pantalon, toujours aussi moulant, trahissait son émoi grandissant.

_T’as raison, j’en ai marre de tous ces mecs qui te reluquent.

_Et si Goku revient ?

_Tu m’as accompagné aux toilettes, pour pas que je me fasse violer en chemin.

_C’est pas dit que ma présence l’empêche, au contraire…

_Tu vas bien attendre qu’on soit là-bas pour me sauter dessus, non ?

_Mmh…je sais pas…

les deux futurs amants se dirigèrent au pas de course vers les toilettes, chacun une main posée sur les fesses de l’autre. Dès qu’ils furent entrés, Gojyo plaqua Hakkai contre le mur et l’embrassa de nouveau, les mains perdues sous sa chemise. Hakkai se mit à gémir en embrassant le cou et l’oreille de son amant. Gojyo arracha un à un les boutons de la chemise de Hakkai et se mit à caresser et lécher le torse brûlant, faisant tout ce dont il avait rêvé cet après-midi mais sans pouvoir se l’avouer. Hakkai avait rejeté sa tête en arrière et fermé les yeux et se mordait la lèvre inférieure pour ne pas hurler son plaisir. Gojyo se releva et observa un instant son ancien ami et nouvel amant, totalement soumis à ses caresses expertes, et l’attrapa par le poignet pour l’entraîner dans une cabine qu’il verrouilla avant de se retourner vers lui. Il se jeta sur le brun et l’embrassa passionnément, triturant fébrilement le bouton de son pantalon. Le pantalon rejoignit bientôt la chemise sur le sol et Gojyo se lécha les lèvres en voyant le tissu du sous-vêtement, tendu à craquer. Le boxer partit rejoindre le pantalon et Gojyo lécha son nouveau jouet sur toute la longueur avant de le prendre tout entier, tout en caressant les fesses de son amant. Hakkai gémit un peu plus fort quand il sentit un doigt humide s’insinuer dans son intimité, puis un second, et se mettre à faire de petits va-et-vient au même rythme que la bouche de Gojyo sur son désir. Quand il le sentit prêt, il le retourna contre la porte et s’insinua doucement en lui. Hakkai poussa un cri de plaisir mêlé de douleur. Gojyo resta un instant immobile pour l’habituer à sa présence mais Hakkai se mit bien vite à onduler du bassin pour lui signifier de s’activer. Gojyo obéit et commença à faire de lents va-et-vient. La douleur qu’avait ressentie Hakkai disparut et laissa place à un plaisir intense. Ils se libérèrent en même temps dans un cri de délivrance. Hakkai tomba à genoux, foudroyé par le plaisir.

_Dis donc beau brun, on a du t’entendre dans toute la boite…

_La faute à qui ?

_Désolé…

_bon… il faut qu’on aille faire semblant d’être restés fidèles au poste.

Les deux amants se rhabillèrent et déverrouillèrent la porte, tombant nez à nez avec un homme en train de satisfaire un besoin naturel et qui leur fit un immense sourire. Hakkai rougit violemment tandis que Gojyo lui faisait un clin en levant le pouce et désignant Hakkai d’un mouvement de sourcils.

****************************************************************************************************************

 

Sanzo à trouver le temps vraiment long quand enfin un des gorilles qu’il avait vu en entrant revint le chercher et l’introduit dans le bureau du patron. Il avait l’impression d’être dans le bureau d’un PDG de grande société, si l’on omettait les affiches vantant les mérites de son établissement et celles contre le sida encadrées sur les murs. L’homme en costume noir et chemise rouge brique le regardait d’un œil inquisiteur, par dessus ses mains en clocher. Ses cheveux rouges glissaient en longues mèches sur ses épaules et rappelaient la couleur de sa chemise. Il ordonna au gorille de les laisser puis reporta son regard sur Sanzo, comme s’il essayait de lire son âme à travers lui. Après un instant ou les deux hommes se jaugèrent du regard, Sanzo commença son baratin à propos de la drogue mais sentait bien que son interlocuteur ne le croyait pas, ou du moins n’était pas intéressé. Alors, pourquoi ne l’avait il pas déjà mis à la porte ? il y avait au moins trois gorilles juste derrière celle-ci. Kôgaiji, car c’était son nom, continua à le vriller du regard quelques instants après qu’il ait fini son discours.

_Et pourquoi tes amis ne sont-ils pas montés ?

_Ils ne sont pas au courant.

Sanzo se demandait comment il pouvait savoir ça quand il remarqua le moniteur sur le bureau, qui montrait probablement ce qui se passait en dessous.

_Normalement je restreins ce genre de pratiques dans mes établissements, puisque nous avons une armée de chimistes sous nos ordres, mais je pense que je peux faire une petite exception pour toi…à une condition…

et voilà…on y était. Sanzo se demandait quelle genre de contrepartie il voulait.

_Une condition qui est… ?

_Viens voir.

Sanzo fit le tour du bureau et se plaça juste derrière Kôgaiji. De là, il pouvait voir le moniteur, ou on voyait des hommes danser et au milieu…Goku. Son blouson s’ouvrait par intermittence, laissant voir son torse imberbe et finement musclé, étoilé de sueur. Tous les hommes à coté de lui s’étaient arrêtés et le regardaient danser, l’air hagard.

_Vraiment mignon…et musclé comme il est, ça doit être le coup du millénaire…

Sanzo commençait à voir ou il voulait en venir, il était coincé, il ne pouvait pas refuser sans se dévoiler, et pas question de s’enfuir, ils seraient tirés comme des lapins.

_Je suppose que tu as compris ce que je voulais…

Kôgaiji s’approcha de Sanzo tout en parlant et fit glisser une main brune sur la peau blanche du blond, sous son débardeur, ce qui le fit frissonner.

_Alors, il sait y faire ?

_Comment tu veux que je le sache ?

_Tu veux dire que tu n’as jamais rien fais avec lui ? ?

_Bah…non.

_Eh bien y’a une première fois à tout. Amènes le moi et après on discuteras de ton affaire…

Sanzo descendit à contrecœur et partit chercher Goku en se faufilant dans la foule, sentant trop de mains s’attarder sur son fessier. Il prit Goku par le poignet et l’entraîna dans un coin plus tranquille pour lui expliquer son problème.

_Goku…on va devoir faire quelque chose de…

il se tut un long moment, ne trouvant pas les mots.

_Sanzo, il manque des mots, là…

Sanzo prit une inspiration et débita d’une traite :

_Tu as déjà eu des fantasmes homosexuels ?

Goku prit une jolie teinte écarlate et bafouilla

_Mais je … euh, enfin, euh…bon d’accord, comment t’as deviné ?

_Sur moi ?  Sanzo était mi étonné, mi amusé.

Goku hocha lentement la tête, sans rien dire.

_Bon, bah ça va nous arranger, viens avec moi, je pense que cette partie de la mission va te plaire. Et laisse ton blouson à la table, t’en auras pas besoin.

Ils retournèrent à l’étage et entrèrent dans le bureau sous l’œil gourmand de Kôgaiji. Goku attrapa la main de Sanzo et la serra, inquiété par l’élégant jeune homme.

_Bien. Je pense qu’on va pouvoir s’arranger. suivez-moi.

Il se dirigea vers un pan de mur apparemment normal mais qui s’ouvrit sous sa poussée pour laisser entrevoir une chambre luxueuse, éclairée par une lumière tamisée. Kôgaiji retira sa veste et la jeta sur le fauteuil avant d’entrer dans la pièce. Il fit signe aux deux autres de s’approcher avec un grand sourire. Sanzo, sans lâcher la main de Goku, s’avança vers le patron jusqu’à être à quelques centimètres de son visage. Kôgaiji sourit et l’embrassa passionnément. Goku en resta bouche bée et ne se réveilla qu’en sentant un rétrécissement inopiné de son pantalon, déjà bien serré. Kôgaiji s’écarta de Sanzo et s’approcha de Goku, caressant son torse nu. Il s’aperçut bien vite de la bosse qui déformait le pantalon du jeune homme.

_Ca te plais bien apparemment …on va voir si tu aimes ça aussi.

A ces mots, il s’agenouilla et déboutonna le pantalon du jeune homme qui hoqueta quand il sentit les lèvres chaudes et humides glisser le long de son membre dressé. Goku gémissait sous les coups de langue experts de cet homme qu’il venait à peine de rencontrer. Mais après tout, Sanzo était avec lui, qu’est ce qui pouvait lui arriver de pire que de réaliser tout ce dont il avait rêvé ces derniers temps, à savoir une folle nuit d’amour avec son soleil ? et cet autre type était si habile de sa langue qu’il ne pouvait pas être foncièrement mauvais. Kôgaiji, qui caressait les cuisses et les fesses de Goku, lui présenta deux doigts, que celui-ci se mit à lécher et sucer avidement. Il descendit ensuite ses doigts trempés de salive et en introduisit un dans l’intimité du garçon qui gémit un peu plus fort. Goku croyait être au sommet du plaisir quand il sentit un second doigt s’insinuer à l’intérieur de lui et se mettre à s’agiter doucement. Kôgaiji s’arrêta un instant et le poussa sur le lit avant de lui ôter totalement son pantalon. Il glissa à nouveau ses doigts dans le postérieur et l’embrassait passionnément sur les lèvres. Pendant ce temps Sanzo avait glissé sa main dans son pantalon et regardait le spectacle. Puis, lassé d’être évincé, il se plaça derrière Kôgaiji qui avait à nouveau plaqué ses lèvres sur l’entrejambe de Goku, lui dégrafa son pantalon et s’agenouilla afin de lui caresser et lécher les fesses et les cuisses. Kôgaiji se retourna alors et embrassa Sanzo, lui faisant signe de grimper sur le lit aux cotés de Goku. Puis, il s’agenouilla lui-même sur le lit et pénétra doucement le jeune garçon, lui arrachant des cris de douleur et de plaisir mêlés. Sanzo se mit à lécher l’entrejambe de Goku pour lui faire oublier la douleur. Le garçon était au septième ciel, ça faisait mal, il avait l’impression que Kôgaiji allait le déchirer, et pourtant, il ne voulait pas que ça s’arrête, il voulait encore connaître cette sensation de plénitude totale. Et la bouche de Sanzo qui s’agitait entre ses cuisses, si douce, si chaude, il n’en pouvait plus. Le garçon se libéra dans la gorge de Sanzo en même temps que Kôgaiji dans ses propres entrailles. Ils s’effondrèrent tous trois sur le lit, essoufflés. Kôgaiji remarqua finalement la bosse qui déformait toujours le caleçon de Sanzo et entreprit de le soulager de sa langue habile.

**************************************************************************************************************

 

L’homme de l’autre coté du bureau s’étouffa sur son café froid et sa moitié de beignet.

_Kof kof, comment ça, " échouée "

_Vous avez bien entendu, échouée…

_Mais qu’est ce que, comment…

_Mon rapport est là, au revoir.

Sanzo partit, sans tenir compte des bégaiements frénétiques de l’homme qui n’avait toujours pas avalé que son meilleur élément ait lamentablement échoué une mission aussi simple (son beignet non plus, il l’avait pas avalé). Il grimpa dans sa voiture et sourit à son passager.

_C’est bon…

le dit passager lui renvoya un sourire carnassier qui dévoila ses canines aiguës et se retourna pour voir le jeune homme derrière lui qui sourit aussi de toutes ses dents. Sanzo démarra et ils partirent vers le soleil couchant et vers une bonne petite soirée…

 

Par Ri-chan - Publié dans : fanfictions-yaoi
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Mardi 15 novembre 2005 2 15 /11 /Nov /2005 00:00

et bah vala c la fin (en fait nan mais bon...) et au fait pour le nom du Big mechant, ... c'est pas parce que tout le monde a peur de prononcer son nom, c'est juste que j'ai pas trouvé, alors, commentaires, Onegai.

***

De retour en ville, les trois amis allèrent à l’auberge et s’installèrent à une table à l’écart, près de la cheminée pour faire le bilan de tout ce qu’ils savaient jusqu’à maintenant.

 

_Nous savons donc qu’Ata a été assassiné dans la forêt, pendant qu’il chassait. Son carquois était plein, il venait donc juste de commencer à chasser. Il devait chercher les animaux au point d’eau, étant donné qu’il a été retrouvé à quelques mètres de celui-ci. Voilà tout ce que nous savons. Guillaume se tut et s’abîma dans la contemplation des flammes crépitantes de la cheminée, Erendil  laissa tomber sa tête dans ses bras, ne laissant dépasser de ses cheveux épars  que ses oreilles pointues. Quant à Goma, il entreprit de compter toutes les encoches faites par les occasionnels clients un peu éméchés de l’auberges qui avaient décidé de jouer à « pique-ton-poignard-entre-tes-doigts-le-plus-vite-possible-sans-te-trancher-un-doigt »sur cette table. Au bout d’un moment, Lumière de la nuit quitta la chaleur douillette de la tunique de Guillaume et darda sa langue bifide à l’attention de la créature qui s’approchait d’un peu trop près à son goût. Guillaume se détourna des flammes si fascinantes pour étudier l’inconnu qui lui demanda aussitôt avec une politesse excessive s’il pouvait se joindre à la tablée. Le mage l’y invita et put ainsi observer à loisir et en détails le nouveau venu. Il avait à première vue une morphologie humaine, bien que sa taille avoisina les deux mètres quinze, mais quand il s’approcha de la lumière du feu et retira son capuchon,  les trois compagnons s’aperçurent avec stupéfaction que son visage était celui d’un grand fauve, un tigre, en l’occurrence. L’ouverture de son manteau de velours rouge laissait apparaître des habits très fins, faits de soie, de satin et de velours, rouge, bleu et or. Guillaume aperçut aussi l’éclat doré de la garde d’une épée pendant à son coté ainsi qu’une étrange bosse à l’arrière de son manteau qui se révéla être la queue du félidé auquel il avait emprunté l’apparence.

_Je vous souhaite le bonsoir messires, dit-il en inclinant légèrement la tête, je me nomme Galaad, troisième du nom, héritier du duché des Milles Lacs, dans la lointaine terre d’Intarr.

_Jamais entendu parler, fit remarquer Goma.

_Je m’en doutais, reprit l’homme tigre sans se décontenancer, j’ai du voyager des cycles entiers pour venir vous trouver. Mais avant de continuer cette discussion, quittons cet endroit enfumé et trouvons un lieu plus adéquat pour parler.

_Et pourquoi vous suivrions-nous ? 

_Parce que j’ai la réponse à vos questions, je sais qui a tué l’elfe l’autre jour.

L’homme félin laissa là les compagnons ahuris et s’en fut dans un froufrou de velours rouge, certain que les trois autres le suivraient, à distance respectable.

 

 

Les trois amis se concertèrent, puis décidèrent de suivre Galaad, à quelques pas de distance et près à se défendre s’il s’agissait d’un piège. Il sortirent donc à la suite de l’homme tigre et le suivirent hors de la rue principale, à travers les venelles sombres et étroites. Guillaume, méfiant, avait posé la main sur la garde de son épée, sous sa pèlerine. Erendil, quant à lui, jetait des coups d’œil le plus loin que lui permettait l’obscurité croissante de ce début de soirée. Tout à coup, alors que Galaad venait de tourner à angle droit dans une autre ruelle, Erendil perçut le bruit significatif d’un poignard qu’on dégaine. Il arrêta ses amis et observa prudemment la scène qui se déroulait de l’autre coté du mur. Un jeune homme, habillé de noir, tendait son arme à l’attention de Galaad et le priait instamment  de lui donner bijoux et or. Galaad, qui jusque là avait gardé son capuchon, le retira et dévoila son visage au jeune brigand qui déglutit difficilement mais ne baissa pas pour autant la menace de son arme. Une fraction de seconde plus tard, d’un geste théâtral, l’homme félin écarta les pans de son manteau, laissant apparaître un chatoiement de tissu précieux et de bijoux, et dégaina son arme avec une rapidité qui laissa les trois spectateurs pantois. L’arme était une magnifique épée ciselée, elle avait la garde faite de métal doré et décorée de pierres précieuses. La lame avait un seul tranchant sur  ses deux tiers mais la pointe était à double tranchant. En trois battements de cœur, le bandit terrorisé avait la pointe sous la gorge. L’homme tigre avait le visage totalement transformé, il grognait doucement et avait tourné ses oreilles de façon à montrer les deux petites taches blanches qui les ornaient au brigand malchanceux, tandis que ses yeux brun-doré lançaient des éclairs. il dit  dans un feulement :

_Ceci est un avertissement, mon jeune ami, aussi pars, que je ne te revois plus jamais ou je te passe au fil de ma rapière.

Le voleur, extrêmement soulagé, tituba à reculons sur quelques mètres puis s’en fut, en se promettant intérieurement de trouver un autre métier dans les deux jours, moins dangereux, celui-ci. 

 

 

 

 

 Une fois le voleur enfui, Galaad continua sa route sans même jeter un regard aux trois compagnons qui le suivaient. Il tourna encore dans une ruelle puis s’arrêta devant la porte de ce qui semblait être une auberge à en juger par l’enseigne, complètement rongée par les vers et les termites, qui se balançait d’avant en arrière en grinçant au rythme de la brise du soir naissant. L’étrange personnage se retourna et attendit que Guillaume et ses amis arrivent. Dès que ceux-ci l’eurent rejoint, il poussa la porte et entra dans la pièce, encombrée de table sales et vides et dont tout un mur était occupé  par un bar que le patron était en train de nettoyer. Au fond de la pièce, un feu luisait dans la cheminée. L’homme tigre se dirigea d’un pas assuré vers l’escalier qui montait à l’étage. Arrivé en haut il avança vers le font du couloir et, quand il croisa la jeune fille qui s’occupait des chambres, il l’arrêta et lui fit un baisemain. La sensation des fines moustaches sur le dos de sa main lui donna la chair de poule, mais elle lui renvoya tout de même un sourire hébété quand il lui dit :

_Le bonsoir, jeune damoiselle, auriez-vous l’obligeance de veiller à ce que personne ne nous dérangeât, tandis que nous serons dans ma chambre, mes amis et moi ? Demanda t-il, en faisant un large geste du bras qui englobait les trois amis. La jeune fille acquiesça et s’en fut en gloussant tandis qu’ils entraient dans la chambre au bout du couloir.  Celle-ci était petite mais coquette, probablement la chambre réservée aux hauts dignitaires en visites, ou tout du moins aux clients les plus fortunés. Le lit était assez grand  et recouvert d’une couverture épaisse, il y avait une cheminée dans laquelle brûlait un feu qui réchauffait l’atmosphère de la pièce. Deux fauteuils ainsi qu’une table étaient posés près du feu. Au portemanteau étaient accrochés le manteau de velours rouge de Galaad ainsi qu’un chapeau noir à larges bords et orné de plumes d’autruche, rouges et jaunes.  Galaad invita les visiteurs à quitter capes et pèlerine tandis que lui-même défit son ceinturon et posa négligemment son épée sur  la table. Guillaume lança un regard intéressé à l’arme qui gisait sur la table. Galaad le vit et répondit à la question qu’il se posait intérieurement.

_Je vois que vous observez  Rage, ma rapière. Vous pouvez la prendre, je vous y autorise. Guillaume, ayant compris que cette invitation n’était pas un piège, prit l’arme et la sortit de son fourreau. Le mage porta l’estocade à un ennemi invisible puis observa la lame de plus près. Juste après la garde, en lettres cursives, était gravé le nom de l’épée, Rage. Le métal dans lequel était forgée l’arme ressemblait à de l’acier, mais avec des reflets bleu-électrique.

_Cette arme est taillée pour l’estoc, et parfaitement équilibrée quoiqu’un peu lourde. Guillaume rendit l’arme à son propriétaire qui lui répondit :

_Cela est normal, elle a été forgée à mon seul usage pour mes dix ans. Dans mon pays, tous les garçons de bonne famille sont entraînés au combat dès leur sixième année. A dix ans, ils reçoivent leur arme propre et la baptisent durant une cérémonie très compliquée. Expliqua-t-il.

_Tout cela est très intéressant mais nous voudrions surtout savoir ce que vous savez sur nous et notre mission. L’interrompit Erendil.

_Et vous avez parfaitement raison. Répondit leur hôte. Il s’assit dans le fauteuil près du feu, pria ses visiteurs de s’asseoir confortablement et commença son récit. 

 

 

_ Sachez mes amis, que mon peuple est en guerre contre les armées des ténèbres de …,roi des terres noires bien au delà des mers. Ce vil personnage désire envahir tout notre continent. Il a d’abord pris les petites cités de la terre d’Intarr, qui n’ont aucune armée stable. En  effet, les pactes entre les divers duchés et comtés nous garantissaient à tous une paix durable et, sinon une amitié, des relations respectueuses entre les peuples. Mais, il y a quelques années, nous vîmes pointer à l’horizon les premiers vaisseaux à quille et voile noire de … et avec eux lots de souffrance et de douleur. Ses armées d’orques répugnants vinrent brûler nos maisons, violer nos femmes et piller nos biens. Au bout de quelques mois, toutes les provinces côtières étaient à feu et à sang. Les milles lacs étant plus loin dans l’intérieur des terres,, nous avons été épargnés quelques temps. Mais quand les orques vinrent jusqu'à nos portes, nous défendîmes chèrement notre peau en les repoussant. … jura de revenir avec une armée plus puissante encore. Son but à peine voilé étant d’installer des postes avancés et des garnisons dans toute la terre d’Intarr, et de là, marcher sur Aesir. S’il parvient à contrôler Aesir, tous les convois de marchandises seront interrompus, les routes commerciales seront coupées et les peuples alentours se mourront à petit feu. Toute la région sera alors à ses pieds. Pendant l’instant de répit qu’il nous laissa, nous rassemblâmes les hommes les plus valeureux des duchés encore debout et nous les entraînâmes jour et nuit. A vrai dire, chaque homme en age et en état de combattre se porta volontaire et même quelques femmes voulurent livrer bataille pour leur liberté et celle de leur peuple. Nous les acceptâmes à contre-cœur car chaque bras nous peut être utile, bien que la perspective de voir nos femmes se battre et mourir au champ d’honneur ne réjouisse pas le reste de la population. Pourtant cette décision des femmes m’emplit de fierté et me montre à nouveau le courage de chaque membre de mon peuple. Au bout de quelques mois nous avions une armée prête à en découdre et à donner sa vie s’il le faut pour sauver le continent. Mon père, les généraux et moi-même, demandâmes conseil au devin pour connaître la stratégie à adopter. Il nous montra les orques, avançant à marche forcée à travers les forêts pour encercler Aesir, tandis qu’une petite garnison viendrait nous attaquer de face pour nous leurrer. Il  nous montra également vos visages mes amis, il nous dit que la providence vous mettrait sur notre route, mais qu’il fallait aussi venir vous aiguiller. Sans vous le destin est noir comme l’encre et rouge comme le sang. Mais si vous nous aidez, il y aura un futur libre pour nous et nos descendants. Je vous ai donc suivi depuis le village des elfes jusqu’à la naïade dans la forêt. Le personnage qu’elle vous a décrit est un orque, cela signifie qu’ils arrivent, nous devons faire vite si nous voulons sauver Aesir.

Tandis que je partais, les habitants ont été évacués et emmenés dans des grottes, sur les contreforts de la montagne toute proche du duché des milles lacs. Ces grottes ont été aménagées il y a bien des lustres par nos ancêtres. Nos villageois sont donc en sécurité.

L’armée nouvellement formée s’est alors dirigée vers la forêt entourant Aesir afin de tendre une embuscade aux orques et de profiter de l’effet de surprise pour les décimer. 

Il marqua une pause et observa les trois amis. Un silence de mort envahit alors la pièce, puis l’homme tigre reprit :

_ Maintenant, venons en au fait ; votre ami elfe  a été assassiné par un orque alors que celui – ci venait boire au cours d’eau. »

Les yeux d’Erendil s’étrécirent à l’évocation de son défunt ami. Il serra les poings jusqu’à ce que ses jointures blanchissent mais garda le silence. Ce fut Guillaume qui prit la parole le premier :

_ Merci pour tous ces détails, nous allons en faire part à Sa Majesté le roi des elfes. Laissez nous donc le temps de réfléchir à votre récit, et rendez-vous demain midi dans cette auberge.

Marché conclut, répondit l’homme félin en tendant à Guillaume une main d’apparence humaine, bien qu’excessivement poilue sauf sur la paume, où apparaissait une peau blanche.

 

 

 

 

Les trois amis retournèrent dans leur auberge après avoir envoyé un message au roi des elfes, lui expliquant tous ce qui leur était arrivé depuis leur départ pour Aesir, ainsi que leur rencontre avec Galaad et sa proposition. Ils décidèrent d’un commun accord de rejoindre l’homme tigre le lendemain comme prévu.

            Le lendemain, peu avant midi, les trois compagnons entrèrent dans l’auberge au moment même où, dans un froufrou de tissu précieux, leur hôte descendait l’escalier au fond de la salle.

_ Ah mes amis, je suis bien heureux de vous voir ici.

_ Nous avons bien réfléchi à votre proposition et nous avons choisi de vous aider, pour le bien de tout le continent. Bien que je doute qu’à nous seuls nous puissions changer l’ordre des choses.

_Ne vous sous-estimez pas mes amis, le devin nous a certifié que vous sauveriez la situation. Mais foin de discussion partons de ce pas, mes bagages sont près ».

Sur ces mots, il sortis par une porte de bois vermoulue derrière le bar, qui donnait sur l’écurie dans une ruelle attenante. Galaad sorti sa monture de son box, un magnifique hongre à la robe immaculée. Il le sella et l’enfourcha d’un saut qui fit voler les pans de son manteau et briller ses bijoux ainsi que sa rapière.

_ Eh bien en avant, devons nous passer par votre auberge ? » Demanda l’homme tigre.

_ Oui s’il vous plait, je dois aller récupérer mon cheval. » Lui répondit Guillaume.

            Après être passés par l’auberge, ils se dirigèrent vers la sortie nord de la ville, à l’opposé de la où ils étaient arrivés. Après avoir chevauché à travers la foret pendant quelques heures, ils en sortirent pour arriver sur une lande vallonnée qui s’étendait à perte de vue.

_ Le camp ennemi se trouve dans une cuvette à quelques kilomètre à l’ouest. »

 

 

 

 

 

Les compagnons chevauchèrent encore à la suite de l’homme tigre, vers l’est, jusqu'à une colline qu’ils gravirent. De l’autre coté s’étendait une pente herbeuse et  l’on devinait au loin un regroupement de tentes grisâtres.

_Et voici le camp avancé de notre armée, allons-y, nous serons bien accueillis.

Les quatre amis arrivèrent à la première  sentinelle et la saluèrent. Le garde, au visage de puma, reconnut immédiatement son seigneur et s’agenouilla, le poing sur le cœur.

_Votre seigneurie, mon cœur est en joie de vous revoir, laissez moi vous escorter, vous et vos compagnons, jusqu’au général Dante.

_Relèves-toi et conduis-nous mon ami. Comment  t’appelles-tu ?

_Tan’rakk, seigneur. Dit-il en se relevant et en prenant les rennes d’Ombre et du cheval de Galaad. Tan’rakk mena les deux chevaux par la bride tandis que Goma et Erendil marchait à coté de lui. Ils parcoururent ainsi les derniers mètres qui les séparaient de l’entrée du camp. Celui-ci était en forme de cercle, avec en son centre une tente plus grande que les autres, noire, celle-ci. Sur leur chemin, les quatre compagnons croisèrent beaucoup de soldats qui nettoyaient leurs armes ou jouaient aux cartes. Tous étaient de la même race, mais tous n’avaient pas le visage d’un tigre, comme Galaad, mais la plupart empruntaient leurs traits au puma ou au léopard. Tous cependant portaient le même uniforme bleu nuit et rouge sang et tous saluèrent respectueusement leur seigneur quand il passa devant eux. Arrivés devant la tente noire, Tan’rakk stoppa les chevaux tandis que Galaad et Guillaume mirent pied à terre.

_Tan’rakk ?

_Seigneur ?

_Va mettre nos chevaux à l’écurie, puis retourne à ton poste.

_Bien mon seigneur.

Tan’rakk s’en fut et laissa les quatre compagnons seuls devant la tente noire.

Galaad s’avança le premier et entra dans la tente, suivi par les trois amis. A l’intérieur, éclairés par un brasero, se trouvaient deux personnages penchés sur une maquette représentant la région avec, représentés par de petits carrés, les camps Intarr et ennemi. Le personnage le plus proche des quatre amis arborait une face de tigre, tout comme Galaad, mais tout en lui indiquait le guerrier aguerri. En effet une de ses oreilles, petites et rondes, était déchirée. Sans doute une blessure de guerre. Il portait en outre un bandeau qui signifia aux trois compagnons qu’il était borgne. Il portait un uniforme pareil à ceux qu’ils avaient vus portés par les soldats du camp, mais avec plusieurs médailles agrafées sur sa poitrine ainsi qu’une longue cape noire. Il n’était pas plus grand que Galaad, mais il avait une carrure beaucoup plus imposante, qui forçait le respect. Guillaume reconnut en lui le général Dante dont Galaad et Tan’rakk avaient parlé un peu plus tôt. Quant à la seconde personne, c’était indubitablement un homme de pouvoir. En effet, tout son être rayonnait d’autorité et de force. Il avait emprunté son visage au roi des animaux et sa crinière dorée lui faisait une couronne naturelle et son regard vert foncé obligeait quiconque le regardait a baisser les yeux. Son habillement était encore plus riche que celui de Galaad et ses bijoux brillaient même dans le faible lueur du brasero. Quand il vit entrer l’hériter au trône, Dante s’inclina en posant son poing sur son cœur. Galaad posa sa main sur l’épaule du général et s’avança vers la deuxième personne, qui le prit dans ses bras. Après cette brève étreinte, Galaad se recula et présenta à ses amis les deux personnes.

_Guillaume, Goma, Erendil, je vous présente mon père, Galaad deuxième du nom, duc des Milles Lacs et Dante, Général en chef de nos armées.

Guillaume Erendil et Goma s’inclinèrent et Galaad les présenta comme les sauveurs vus par le devin qui pourraient retourner la situation. Guillaume pensait toujours qu’il leur serait bien difficile de leur faire gagner la guerre à eux trois mais ne dit rien.   

 

 

 

 

Après cette courte présentation, tous se penchèrent à nouveau sur la carte en relief. Le duc Galaad expliqua donc la situation aux quatre nouveaux venus.

_Ici se trouve notre camp, dit-il en montrant un ensemble de petits blocs gris presque au centre de la maquette, et là le camp ennemi. Vous voyez qu’il est bien plus grand que le nôtre, en effet, leurs effectifs sont biens plus élevés que les nôtres. Une bataille rangée signifierait pour nous la défaite assurée. De plus, … a capturé des hommes d’Intarr et les a enrôlés de force dans son armée et nous avons de bonnes raisons de penser que les magiciens au service de … les ont hypnotisés.

 

Guillaume et ses amis se concertèrent du regard et finalement, ce fut Erendil qui prit la parole :

_Nous vous sommes reconnaissants de nous accorder ainsi votre confiance, mon seigneur, et nous acceptons avec joie votre requête, bien que nous ne pensions pas être vraiment à la hauteur de vos espérances.

_Ne vous sous-estimez pas, mes amis, notre devin nous a dit que vous retourneriez la situation et nous lui accordons notre plus entière confiance. Maintenant, vous allez prendre un peu de repos et nous déciderons d’un plan demain matin, dit le duc d’un ton qui ne souffrait aucune réplique.

 

 

Au sortir de la tente de l’état major, un garde mena les trois compagnons à travers la deuxième partie du camp. Ils passèrent devant les terrains d’entraînement ou se battaient encore quelques soldats. Guillaume remarqua avec étonnement quelques femmes chez les soldats qu’ils croisaient puis se souvint que Galaad leur avaient expliqué à l’auberge que certaines femmes avaient décidé de leur plein gré de se joindre aux combattants. Apres quelques mètres, le groupe s’arrêta devant une tente grise un peu plus grande que les autres

_Voici votre tente, si vous avez besoin de quoique ce soit, appelez-moi. Je loge dans la tente juste à coté avec trois compagnons, dit le garde.

Par Ri-chan - Publié dans : roman fantasy (nan j'ai pas de titre)
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